lundi 14 décembre 2015

Pré-bilan annuel: l'explicatif

Dans quelques jours paraîtra sur Ça Brasse mon bilan annuel des meilleures brasseries de l'année 2015. 

Après discussion avec d'autres intervenants de la biérosphère, et à voir leurs réactions face à mes choix, je me suis senti obligé de faire ce billet en guise d'explicatif. Semble-t-il que mes choix ne feront pas l'unanimité et afin d'éviter l'incessant questionnement, et afin de raccourcir le billet ultime, j'ai décidé d'écrire celui-ci afin d'éclaircir le comment du pourquoi et ainsi servir de référence pour tout autre bilan futur de ce genre.

Alors, selon Alexandre Leduc, qu'est-ce que ça prend pour être la meilleure brasserie québécoise?





Être disponible

Premièrement, ça prend de la disponibilité. En bref, la question que je me pose est la suivante: "Si j'ai envie de boire cette bière, de cette brasserie, est-ce que je peux facilement aller la retrouver?" Contrairement à ce que vous avancerez, ce critère ne disqualifie pas les établissements dont leur seul point de vente est l'établissement lui-même. La disponibilité ne prend pas en compte l'accessibilité, mais elle y emprunte certaines facettes. Par exemple, les brasseries lointaines ne sont pas disqualifiées, car il suffît tout simplement de s'y rendre. Celles, par contre, dont il faut soit réserver ses bières à l'avance, soit attendre en ligne plusieurs heures, rentreront difficilement dans le palmarès. Vous direz peut-être que ceci n'est pas juste pour les brasseries de haute voltige, mais, ne craignez pas, ils auront leur heure de gloire eux aussi, dans un billet séparé.


Assurer la qualité de ses produits

Ensuite, la brasserie considérée doit faire preuve de constance. Il n'y a absolument rien de plus insultant que d'acheter une demi-douzaine de bouteilles d'un seul et même brassin et d'avoir une expérience sensorielle complètement différente d'une bouteille à une autre. Des variantes d'un brassin à un autre, on peut comprendre et on doit même s'y attendre vu la nature artisanale de la bière de microbrasserie. Toutefois, on a le droit de s'attendre à une similitude lors de la récidive d'achat. Un manque de constance, c'est un signe de manque de qualité, et une brasserie qui n'assure pas une qualité irréprochable ne peut pas faire partie de mon palmarès.


Avoir un bon rapport qualité/prix 

Finalement, rester abordable est primordial. Ça va de pair avec la disponibilité, et ça emprunte un peu de l'accessibilité aussi. Ceci étant dit, on doit impérativement s'attendre à ce qu'un Stout impérial affiné en barriques de quoi que ce soit ait une certaine prime sur celui qui ne l'est pas. Je refuse par contre d'encourager les brasseries qui gonflent le prix par rapport au "hype," ou par rapport à sa propre notoriété. Si vous voyez où que je veuille en venir: rester humble et sans prétention est un critère important au palmarès.


Mais encore...

Ces trois critères, pourtant si simples, peuvent être pourtant plus difficiles que vous le pensez à respecter pour même les brasseries les plus chevronnées. Être partout, avoir une bonne qualité et rester compétitif sont les plus gros défis pour les petites entreprises d'ici, et d'autant plus pour les brasseries, qui travaillent un produit parfois très volatile.

Ceci étant dit, toutefois, vous avez le droit de ne pas être d'accord avec ces critères, et encore plus avec les choix qui paraîtront à mon palmarès d'ici quelques jours. Il ne faut toutefois pas perdre que, d'abord et avant tout, un bilan c'est extrêmement personnel et quasi impossible de rendre complètement objectif. 

Gardez l'oeil ouvert, mon billet paraîtra sous peu sur Ça Brasse!

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