jeudi 12 février 2015

Critique: La 25 ans, du Bilboquet Microbrasserie

Cette année, le Bilboquet, comptant toutes ses formes possibles et imaginables, a 25 ans. C'est drôle parce que cette année, j'aurai un quart de siècle moi aussi. Bien que ça ne fait pas aussi longtemps que je bois de la bière, je me rappellerai toujours qu'une de mes premières micros ça en était une du Bilboquet.

En effet, l'une de mes premières danses avec le vice dans lequel je vis c'était avec une MacKroken Flower. Pas les éditions spéciales, là (j'étais bien trop cheap à l'époque pour mettre presque 20$ sur une seule bière!). Juste la régulière, en vente un peu partout. Dans ce temps-là, c'était un clusterfuck de saveurs dans ma bouche. Du miel, du caramel, des fruits confits et en finale un pain bien grillé. Dans ce temps-là, je ne la comprenais pas. Aujourd'hui, d'autant plus la version vieillie en fût de bourbon, elle m'émerveille.

Ça va donc sans dire que toutes les fois que le Bilboquet livre un brassin spécial, je me lance dessus. Ça s'annonce presque tout le temps comme étant un régal. J'vous avoue que cette fois-ci j'ai presque manqué le bateau. Heureusement, mon épouse adorée en venue à la rescousse et m'a offert un p'tit cadeau de la St-Valentin en avance!

Donc, pour son 25e anniversaire cette brasserie pionnière nous offre un vin d'orge d'inspiration américain. Puisque ça fait déjà plus d'une semaine qu'elle est sur les tablettes et que mes confrères me précèdent dans leurs appréciations, je dois avouer que je sais un tout petit peu à quoi m'attendre. Si vous me lisez, par contre, c'est probablement parce que vous, vous là, vous ne le savez pas puis vous voulez savoir si ça vaut la peine d'être acheté.

"Faque, Alex," j'vous entend dire, "s'tu assez bon dans yeule?" Continuez un peu plus bas pour savoir!

J'ai essayé d'enlever le sticker, mais j'ai abandonné.



À l'oeil: Parfaitement limpide, cette bière entre carmin et pourpre monte en une mousse riche et onctueuse, voir même meringue. Le monstre s'assoupit rapidement, s'endormant en un mince col bien beigeâtre et plus tard en un fin filme de bubulles. J'aime ça!

Au nez: Houblons tropicaux et pelures de toutes sortes d'agrumes sont en avant plan. Je vous avoue être un peu confus, car je m'attendais surtout à beaucoup de bonbon. Quoi qu'en réchauffant, les fines effluves éthyliques qui s'échappent de mon verre révèlent un bouquet de sucres résiduels, tournant le tout au sucre d'orge. Ça continue de plaire.

En bouche: OK, ça ne tarde pas à exploser en salade de fruits s'te p'tit jus là! Ça se fait un party hawaiien sur ma langue: ananas, papaye, un peu de pêche. Pas de gêne pantoute. J'ai peut-être mal lu? Ce n’est pas une IPA impériale ça? Ben non, c'est un vin d'orge extrêmement bien houblonné. Un côté malté, bien dosé et pas trop sucré fait acte de présence en fin de bouche, avant qu'une amertume poignante envahisse le palais et saccage tout le travail si ardemment préparé. Malgré ça, mesdames et messieurs, c'est de la très bonne broue.

Krakatoa?


Le verdict? Garrochez-vous là-dessus, les amis! Immédiatement! Vite avant qu'il n'en reste plus.

Bien que je questionne vivement le descriptif de style qui lui est donné, v'là une broue qui vaut tout le détour. Je crois qu'il serait intéressant de voir comment celle-ci évoluera avec les années. Lorsque l'amertume se sera atténuée et laissera toute la place aux bonbons que je sais sont cachés derrière cette forêt d’houblons, ça risque d'être encore plustre un nectar d'exception.


Ma note? Parfaite. A+.


Producteur: Bilboquet Microbrasserie
Produit dégusté: 25e
Acheté chez: ?? (un dépanneur chinois?)

Style: Barleywine Américain
Alcool: 9%
IBU: ??

Verre utilisé: Verre du Siboire (aucune idée du style!)
Température de dégustation: 10-18˚C

1 commentaire:


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