jeudi 19 février 2015

Que couve la Cuvée 2015?

Pour une troisième année consécutive, on nous propose la Cuvée d'hiver. Prenant place encore une fois dans un ravissant sous-sol d'église, on tient à nous rappeler les soupers spaghetti et les bazars remplis de cochonneries. Sans farce, c'est l'événement brassicole par excellence de toute l'hiver. 

Vous comprendrez que je me un peu gratté la tête quand on m'a offert une passe média pour y assister, car je savais bien que par courtoisie j'allais être obligé d'en parler un peu sur ze' blogue. Je me suis résigné à faire le classique petit post résumant mes attentes particulières pour les soirées du 26, 27 et 28 février. 

Fa' que, qu'est-ce qui retiens mon attention à La Cuvée cette année? Lis donc pour voir.

Photo: La Cuvée


Premièrement, tous les whiskys, bourbon, scotchs. You name it, they got it. En prime, la majestueuse barbe de J-F Pilon de WhiskyPlus, qui y sera pour vous faire déguster entre autres le Glenfarclas 25, dont il en a si soigneusement fait la revue ici même. L'occasion rêvée pour vous de faire de nouvelles découvertes et, qui sait, repartir avec une belle bouteille toute neuve.

Pour ceux comme moi qui y vont presque strictement pour la broue, oh boy qu'on nous réserve tout un joyeux festin! Plus particulièrement sur mon radar, la Brett de Hull des Brasseurs du Temps. Selon le brasseur, ça s'avère tout un délice. Sinon, Les Trois Mousquetaires nous y attendent avec leur Oud Bruin - wait for it - en cask avec de la brett et des griottes. Oui, mesdames et messieurs. De la brett... Et des griottes. On s'attend à un nectar des plus savoureux. Enfin, pour terminer avec les broues, le Bistro-Brasserie Les Soeurs Grises a promis une grande primeur, la Yéti, une Imperial India Black Lager à 8.1%. Ça en fait des mots dans bouche, espérons que ça sera un régal.

Côté bouffe, si vous ne vous êtes pas bourré la face Chez Claudette avant, il y en aura pour tous les goûts. Des sandwichs au pulled pork, des patates au four garnies à la poutine, des charcuteries, des grilled cheese. Bref, de la vraie bouffe de beer-geek, et de la bonne musique pour aller avec ça, pis oubliez pas la Journée Pêché du Dieu du ciel! le 28.

Alors, on s'y voit? Ne manquez pas ça!

jeudi 12 février 2015

Critique: La 25 ans, du Bilboquet Microbrasserie

Cette année, le Bilboquet, comptant toutes ses formes possibles et imaginables, a 25 ans. C'est drôle parce que cette année, j'aurai un quart de siècle moi aussi. Bien que ça ne fait pas aussi longtemps que je bois de la bière, je me rappellerai toujours qu'une de mes premières micros ça en était une du Bilboquet.

En effet, l'une de mes premières danses avec le vice dans lequel je vis c'était avec une MacKroken Flower. Pas les éditions spéciales, là (j'étais bien trop cheap à l'époque pour mettre presque 20$ sur une seule bière!). Juste la régulière, en vente un peu partout. Dans ce temps-là, c'était un clusterfuck de saveurs dans ma bouche. Du miel, du caramel, des fruits confits et en finale un pain bien grillé. Dans ce temps-là, je ne la comprenais pas. Aujourd'hui, d'autant plus la version vieillie en fût de bourbon, elle m'émerveille.

Ça va donc sans dire que toutes les fois que le Bilboquet livre un brassin spécial, je me lance dessus. Ça s'annonce presque tout le temps comme étant un régal. J'vous avoue que cette fois-ci j'ai presque manqué le bateau. Heureusement, mon épouse adorée en venue à la rescousse et m'a offert un p'tit cadeau de la St-Valentin en avance!

Donc, pour son 25e anniversaire cette brasserie pionnière nous offre un vin d'orge d'inspiration américain. Puisque ça fait déjà plus d'une semaine qu'elle est sur les tablettes et que mes confrères me précèdent dans leurs appréciations, je dois avouer que je sais un tout petit peu à quoi m'attendre. Si vous me lisez, par contre, c'est probablement parce que vous, vous là, vous ne le savez pas puis vous voulez savoir si ça vaut la peine d'être acheté.

"Faque, Alex," j'vous entend dire, "s'tu assez bon dans yeule?" Continuez un peu plus bas pour savoir!

J'ai essayé d'enlever le sticker, mais j'ai abandonné.



À l'oeil: Parfaitement limpide, cette bière entre carmin et pourpre monte en une mousse riche et onctueuse, voir même meringue. Le monstre s'assoupit rapidement, s'endormant en un mince col bien beigeâtre et plus tard en un fin filme de bubulles. J'aime ça!

Au nez: Houblons tropicaux et pelures de toutes sortes d'agrumes sont en avant plan. Je vous avoue être un peu confus, car je m'attendais surtout à beaucoup de bonbon. Quoi qu'en réchauffant, les fines effluves éthyliques qui s'échappent de mon verre révèlent un bouquet de sucres résiduels, tournant le tout au sucre d'orge. Ça continue de plaire.

En bouche: OK, ça ne tarde pas à exploser en salade de fruits s'te p'tit jus là! Ça se fait un party hawaiien sur ma langue: ananas, papaye, un peu de pêche. Pas de gêne pantoute. J'ai peut-être mal lu? Ce n’est pas une IPA impériale ça? Ben non, c'est un vin d'orge extrêmement bien houblonné. Un côté malté, bien dosé et pas trop sucré fait acte de présence en fin de bouche, avant qu'une amertume poignante envahisse le palais et saccage tout le travail si ardemment préparé. Malgré ça, mesdames et messieurs, c'est de la très bonne broue.

Krakatoa?


Le verdict? Garrochez-vous là-dessus, les amis! Immédiatement! Vite avant qu'il n'en reste plus.

Bien que je questionne vivement le descriptif de style qui lui est donné, v'là une broue qui vaut tout le détour. Je crois qu'il serait intéressant de voir comment celle-ci évoluera avec les années. Lorsque l'amertume se sera atténuée et laissera toute la place aux bonbons que je sais sont cachés derrière cette forêt d’houblons, ça risque d'être encore plustre un nectar d'exception.


Ma note? Parfaite. A+.


Producteur: Bilboquet Microbrasserie
Produit dégusté: 25e
Acheté chez: ?? (un dépanneur chinois?)

Style: Barleywine Américain
Alcool: 9%
IBU: ??

Verre utilisé: Verre du Siboire (aucune idée du style!)
Température de dégustation: 10-18˚C