dimanche 7 décembre 2014

Critique: IIPA de la Sorcière, par Pit Caribou

Sapin de Noël installé, mais pas décoré, ailes de poulet au jerk extra-fortes en marinade, je m'assis finalement à mon clavier après avoir débouché une bonne bière. 

Pas n'importe quelle bière, par exemple. Il s'agit de la deuxième venue de la série de bières sauvages que Pit Caribou compte nous faire subir. Cette fois-ci on nous propose une IPA impériale houblonnée au Pride of Ringwood et au Cascade, puis ensuite fermentée en totalité avec de la Brettanomyces. On fait mention de zestes de fruits (ok?) et d'un shampoing, mais j'pense que ce dernier bout c'est plutôt du placement publicitaire... Du moins je l'espère.

Saura-t-elle satisfaire the funky man in me? On verra ben.


À l'oeil: La sorcière se verse d'une couleur orangée assez trouble, montant en une tête blanche et épaisse qui reste longuement et colle bien aux parois du verre. Typique de Pit Caribou. Bien joué.

Au nez: Le caractère fruité de la Pride of Ringwood est assez présent en avant-plan, même si je suppose que l'intention ultime est de leur extraire toute cette succulente amertume. Des effluves floraux s'en suivent, digne d'une bonne IPA au Cascade, suivi d'un léger soupçon de sucre d'orge et une petite dose poussiéreuse de funk. Ça promet.

En bouche: Le tout repose d'abord et avant tout sur une base solidement maltée, bien sucrée et légèrement caramélisée, mielleuse à souhait, se faisant mince en bouche et peu pétillante. Des arômes floraux et fruités s'en suivent, laissant derrière une amertume longue et tranchante gorgée après gorgée. J'vous avoue qu'il faut bien y penser pour détecter les traces de chien mouillé, de selle laissée au soleil et de fond de grange au travers cette forêt d'orge caramélisée, de houblon et de zeste d'agrumes. La sorcière se fait bien complexe, et s'intensifie tout en réchauffant. Excellent.



Le verdict: Une excellente double IPA de la part de Pit Caribou, mais difficile encore une fois de détecter les qualités subtiles du brett au travers tous ces délicieux houblons. Les 8% d'alcool étant complètement indétectables, ça rend ce nectar très dangereux à consommer.

Je la recommande fortement pour tous ces amateurs de différents types de houblons. Comme il se fait rare de voir la Pride of Ringwood utilisée par les brasseurs québécois, c'est l'occasion rêvée d'y gouter. Ceux, comme moi, qui sont un peu tannés d'avoir toujours les mêmes profils houblonnés IPA après IPA seront ravis. De plus, une partie des profits récoltés iront vers les Bio-Jardins du Rocher-Percé... De la bonne bière, et une excellente coopérative.

3 bottes bien, bien pleines sur 5, juste parce qu'encore une fois mon côté funky n'est pas totalement satisfait. Va falloir je sors mon afro et mes souliers plateformes, cré-ben.

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