mardi 4 novembre 2014

Critique: Moralité, par Dieu du ciel!

En ce mardi soir enrhumé, je me retrouve, comme à l’habitude, seul à la maison en train de manger des beurrées de beurre de peanuts. Puisque nous allons voir Mickey Mouse dans une semaine, ma femme a décidé qu'on ne faisait pas d’épicerie cette semaine pour ne pas jeter de bouffe. Résultat: on a manqué de bouffe, pis on est toujours rendu au resto. Un peu tanné des sandwiches à 10$ du café au rez-de-chaussée de mon building, je me suis dit que j’allais faire comme tout bon père de famille puis aller acheter une demi-livre de baloney pour me faire des sandwiches à 1$ le reste de la semaine. On s’entend qu’à 1$ le sandwich de baloney, il y a beaucoup de mayo puis une tranche de fromage jaune. Un sandwich de luxe, quoi. 

Tout ça pour dire qu’à travers mon rosbif en spécial, ma livre de steak haché mi-maigre puis mes deux boîtes de barre tendre marque maison, s’est logé une Moralité, par Dieu du ciel. 

Dieu du ciel est tombé un peu en dessous de mon radar depuis quelques années, je vous dirais depuis ma dernière brosse chez eux sur Laurier. Un peu écoeuré du style belge, je me suis dirigé vers des micros qui offraient une plus grande gamme de produits et de styles. Une IPA américaine fait en collaboration avec la brasserie The Alchemist au Vermont, ça promet. En fait, toutes les personnes qui m’ont parlé de cette bière m’ont venté ses exploits. Plusieurs disent que c’est maintenant l’autorité, la référence des IPA au Québec.

Honnêtement, avec toutes les attentes qu’on m’a créés, je suis certain d’être déçu. Mais bon, peut-être vivra-t-elle à la hauteur du « hype ? » 


À l’œil: La tête est d’un blanc immaculé, une mousse dense avec des grosses alvéoles, qui descend rapidement et devient un mince film blanc, mais qui colle bien aux parois du verre. Le corps d’or, tirant sur l’orange, un peu brumeux, mais sans particules. Effervescence moyenne, mais bien présente.

Au nez: Frappante, une odeur tranchante d’agrumes fraîchement coupés, de zeste de citron et d’ananas bien juteux. Un côté résineux, décidément ouest-américain, décidément Citra (mon houblon favori).

En bouche: Bien qu’enrhumé, je détecte bien toutes les caractéristiques des houblons en jeu ici: la mangue, les pêches, l’ananas. Un peu de pamplemousse vers le milieu, et une finale hautement résineuse et florale, bien sèche, de pain bien grillé et de malts caramélisés. Une broue bien balancée, légèrement sucrée, amère à souhait. L’effervescence et parfaite et contribue bien à véhiculer toutes les saveurs décrites.

Enfin: Le goût de pamplemousse, de mangue reste longuement en bouche. En se réchauffant, les notes florales et boisées, voir herbacées du Simcoe ressortent au nez et en bouche. Toutes les qualités d’un bon arbre: des fruits, des fleurs, le boisé. Le cycle de la vie, en une gorgée?


Le verdict: Ayant un léger penchant pour les IPA faites avec du Citra, je dois avouer que celle-ci est probablement une des meilleures bières que j’ai bu cette année. Non pas parce que j’ai un dada pour les houblons ouest-américains, mais bien parce que c’est un chef d’œuvre. Herbacée, fruitée, résineuse, bien maltée: elle est d’un ballant incroyable.


5 bottes sur 5. Sans hésitation. Lived up to the hype. Rien à rajouter. Merci, bonsoir.


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