samedi 11 octobre 2014

Critique: Boréale Lager

Pour débuter ce blogue en toute beauté, j’ai décidé de faire ma critique de la nouveauté dans le line-up de Boréale: la lager. Ok, j’avoue volontiers que je suis en retard. La lager est en fait sur les tablettes depuis le début de l’été, mais je ne l'ai pas vue jusqu’à présent. Ma douce moitié dirait que c'est d'la faute de ma vision tunnel, en toute honnêteté je suis convaincu que mon épicerie en tenait pas jusqu'à tout récemment.

Avant de passer aux choses sérieuses, je dois d’abord vous mettre dans le contexte de mon achat: avec le mariage qui approche et conséquemment des dépenses démesurées, ma blonde m’a demandé de trouver – et je resaisis ses mots divins – « une bière cheap mais buvable » afin d’accueillir des collègues de travail pour un petit apéro pré-weekend chez nous. Ça vous montre comment on tient nos invités à cœur, particulièrement nos collègues de travail.

Enfin bref, il me fallait quelque chose de frette en toute rapidité et donc à travers mon dédain du walk-in du Métro du coin de la rue, j’ai vue cette p’tite bière d’été en vente à 14.50$ le pack de douze. Why not? Ça ne peut pas être pire qu’une Coors Light à prix comparable mais infiniment plus pisse d’itinérant.



Apparence : Morte sur la table d’accouchement, la tête d’un blanc immaculé laisse place à un corps d’un blé tout aussi pâle et limpide, tant en clarté qu’en effervescence. Bien que j’avoue mon verre n’étant pas approprié pour ce style de nectar, on s’attend à un peu plus de bulles dans une lager qui prétend être européenne. C’mon.
Arôme : Odeur de céréales, de pain fraîchement sorti du four, gruau de la veille, effluves de moufette écrasée il y a 3-4 jours sur l'accotement de la 30. Houblonnage léger et d’inspiration européen, il se fait extrêmement discret, fidèle au style quoi. Pas de levure dans le nez, l’olfactif se fait assez plaisant mais sans plus.

Goût : Légèrement caramélisé, définitivement céréalier, des notes digne d’une vraie lager. Le houblonnage se fait encore subtil, herbacé, qu'un trait acidulé. Sur la fin on a des notes de fruit, un peu de gomme baloune, des choses à quoi on ne s’attend pas dans une lager : fermentation trop chaude, mauvaise levure? Boréale la dit « pur malt » et leur site web renforce ces allégations. On perçoit par contre des notes de maïs sucré… Qui sait ce qu’on nous vend vraiment, puisqu’on indique pas les ingrédients sur la bouteille.

Finale : Le goût céréalier reste en bouche longuement, rot de vodka (je niaise pas), rhume des foins (je niaise là). Elle ne laisse aucune trace de sa fine broue sur les parois de mon verre, pourtant soigneusement nettoyé à l'eau chaude et au sel après chaque utilisation.



N'étant pas un à gaspiller l'orge, je l'ai quand même finie, me décrivant franchement déçu par cette dernière création des Brasseurs du Nord. Autant leur IPA a éveillé en moi un renoue de confiance en la mini-macrobrasserie de notre Québec national, la lager me laisse avec un goût de vodka-cheap-genre-Smirnoff dans la bouche. Comme je disais tantôt, une fermentation à mon avis un peu trop chaude laisse des traces de fruits qu’on ne veut pas nécessairement avoir dans une lager typée, ce qui instaure une certaine rage chez l’allemand ou encore le tchèque en moi, qui préfère les légères plus sèches. 

Le verdict: pas pire qu’une Coors Light, mais pas mieux non plus. Peut-être plus Coors Banquet? En tout cas, pour 14.50$ (en spécial) le pack de douze, je la recommande à ceux qui ne veulent pas encourager les marques internationales mais qui ne sont pas encore prêts à découvrir les vraies bières de chez nous.

Bon drink! Il est cinq heures ‘kekpart!



P.s.: Désolé pour la caméra patate, des meilleures photos sont à suivre.

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